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 Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.

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Vassili N. Alekseïev
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DC : ♠ Carter Kane, le Pharaon le plus classe.
Avatar : ♠ Matthew Daddario.
Messages : 365
Powers : ♠️ Terrakinésie – Mimétisme Ténèbres – Régénération par les Ombres.
+ Faux en fer stygien – Arc, carquois avec des flèches, le tout en or impérial.
Drachmes : 495
Localisation : ♠ Au Camp Jupiter.





MessageSujet: Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.   Mar 27 Déc - 18:30





Vassili N. Alekseïev

« Les routes difficiles conduisent souvent à de belles destinations... Paraît-il. »

Je me nomme Vassili (Niejdan) Alekseïev et je suis un demi-dieu romain, fils de Pluton. J'ai 100 ans réellement mais physiquement, j’ai conservé l’âge de 23 ans et je suis célibataire. A côté de cela, on me qualifie souvent de  moqueur, sarcastique, sombre, patient, franc, charismatique, rancunier, fier, joueur, réfléchi, persévérant. On peut facilement m'identifier physiquement grâce à mes tatouages qui sont en réalité des cicatrices, souvenirs indélébiles des supplices infligés par mon cher paternel ou encore à cause de … aucune idée… ma tête en général ? Peu de gens savent que j'ai peur de mon père (et en même temps, je lui en veux pour diverses raisons), de retourner aux Enfers, de perdre ma liberté et mon indépendance… bref, vous avez compris l’idée. On me dit souvent que je ressemble beaucoup à l'humain Matthew Daddario.



Pouvoirs/Possessions
Terrakinésie ♣ Je pense que le nom de ce pouvoir est relativement explicite. Il me permet simplement de contrôler la Terre. Je peux la modeler plus ou moins à ma guise. Je peux faire sortir des piques de terre, je peux créer un grand mur protecteur qui se soulève juste devant moi, par exemple. Ou je peux encore utiliser des rochers en guise de projectiles. Alors oui, dit de cette façon, ça paraît simple mais au final, ça ne l’est pas tant que ça. Il faut savoir que je modèle la terre à distance, avec ma volonté et les mouvements de mes bras ainsi que de mes mains. Ce qui demande un très gros effort de concentration. Surtout si je veux faire quelque chose de grand ou de plus consistant. Soulever un rocher et le lancer, clairement, c’est simple. Eriger un mur, ça me demande un peu plus d’efforts et de concentration. Autant d’instants où je suis quelqu’un de dangereusement vulnérable. Ah aussi, ça me semble important – mais logique – de préciser que, sous terre, la force de mon pouvoir s’amplifie et je suis encore meilleur. Le seul bémol ? Je n’ai pas envie de retourner me terrer de sitôt. Mauvaise expérience des voyages souterrains oblige.
Mimétisme Ténèbres ♣ Là, je veux bien admettre que ça puisse être un peu plus compliqué à comprendre. Même si, au final, ça reste tout de même relativement simple. En fait, ce pouvoir me permet de transformer, littéralement, une partie de mon corps en ténèbres. Ainsi, un bras, une jambe, une partie précise de mon ventre, etc… Tout ça, je peux le faire devenir un pur amas ténébreux. Ce qui est un pouvoir amusant et assez utile, je dois dire. Puisqu’il me permet de me défendre mais aussi, parfois, d’attaquer. Il est aussi bien défensif qu’offensif même si, la plupart du temps, je privilégie la première option. Néanmoins, il possède un inconvénient qui, effectivement, peut être susceptible de déranger. Au moins un petit peu. C’est simplement le fait que je ne puisse transformer qu’une seule partie de mon corps à la fois. Mais je ne perds pas espoir. Je travaille à améliorer cette capacité. Un jour, peut-être que je serai capable de transformer tout mon corps en même temps, en ténèbres. Cela dit, ce pouvoir est surtout efficace lorsqu’il y a des coins sombres. En plein soleil, je peux m’en servir mais l’amplitude sera moins importante et honnêtement, ce sera moins impressionnant.
Régénération par les Ombres ♣ Encore une fois, je pense que le nom décrit relativement bien ce qu’est cette capacité et à quoi elle sert. De base, il faut savoir que j’ai déjà une relation relativement étroite avec les ténèbres, les ombres, ces domaines-là… Elles sont un peu comme mes plus vieilles amies. Celles qui ont toujours été là pour moi, qui m’ont toujours accompagné et qui ne m’ont jamais déçu ou trahi. Des guides. Je pense qu’on peut dire cela. Et donc, ce qui me permet de continuer à penser de cette façon, c’est le fait que je puisse me régénérer lorsque je me trouve dans un coin où il y a de l’ombre ou des ombres. Elles deviennent alors autonomes et elles m’enveloppent comme un carcan pour panser mes plaies et mes autres blessures. Plus d’une fois, elles m’ont sauvé la vie en me soignant. Toutefois, si elles peuvent soigner des plaies relativement profondes et régénérer es morceaux de chair, elles ne sont, en revanches, d’aucune utilité pour un membre – bras, jambes… – qui s’est fait couper, sectionner, amputer. Elles n’ont pas la possibilité de le régénérer, de le faire réapparaître. Evidemment, ce serait beaucoup trop facile si c’était le cas. Bref, ça reste quand même bien pratique pour assurer une autonomie quasiment totale. Ainsi, je n’ai pas à me reposer nécessairement sur les gens qui sont avec moi.


+
Faux en fer stygien ♠ Il s’agit là du seul et unique cadeau que mon cher père a daigné m’offrir depuis que je suis venu au monde. Il m’a laissé cette arme quand je suis arrivé aux Enfers en me disant qu’elle me servirait à quelques tâches ici. Forcément, c’est une faux à trois lames qui se trouvent recourbées vers l’intérieur. Assez complexe à manier mais à force de m’entraîner, j’ai fini par la maîtriser. Elle est aussi rétractable en bracelet de laine noire. Je le porte toujours au poignet droit et il me suffit de l’enlever pour que mon arme apparaisse. Pour le remettre, il suffit de coller la faux à mon poignet (toujours le droit) et elle se retransforme automatiquement avant de s’attacher à nouveau. Je dois dire que c’est beaucoup plus pratique pour la transporter et pour passer inaperçu. Parce que la faux est plutôt imposante alors l’avoir tout le temps sur mon épaule… Ah et elle a la particularité d’être en fer stygien. Le métal du Styx, principal fleuve des Enfers. Les objets forgés avec ce dernier sont d’un noir dense et intense. De plus, si les armes en fer stygien ont les mêmes propriétés que l’or impérial et le bronze céleste, elles ne se contentent pas de cela. En effet, elles peuvent également blesser des dieux ainsi que des demi-dieux et autres mortels. Quant aux monstres, ces armes absorbent leur énergie vitale lorsqu’elles les détruisent. Rendant ainsi leur séjour au Tartare plus long que d’ordinaire. Autant vous dire que je fais extrêmement attention avec cette arme. Aux Enfers, ça allait mais maintenant que je suis revenu, je ne l’utilise que lorsque c’est nécessaire (donc certainement pas pendant les entraînements au Camp) car je ne voudrais pas blesser un camarade par inadvertance. Et puis… Jouer à la Faucheuse, c’est loin d’être mon grand délire, honnêtement.
Arc & carquois avec des flèches, le tout en or impérial ♠ D’accord, je ne suis pas un fils d’Apollon mais c’est important de savoir qu’avant de manier la faux, j’avais remarqué une certaine aptitude par rapport au tir à l’arc. J’ai essayé et… Oui, ça m’a tout de suite plu. J’ai donc décidé de me perfectionner dans ce domaine. Tous les jours, lors de mes toutes premières années au Camp, je m’entrainais avec cette arme. Certes, au commencement, ça n’avait rien de terrible. Je ratais mes cibles, je tenais mal mon arc… Mais je n’ai pas abandonné. J’ai persévéré et j’ai fini par réussir. Puis, j’ai continué encore et encore. Ça aurait été dommage que je m’arrête en si bon chemin, n’est-ce pas ? Et c’est de cette façon que j’ai appris à maîtriser l’arc et les flèches. Même s’il m’arrive encore de louper mes cibles. Personne n’est infaillible, après tout. Et c’est aussi là que j’en ai fait mon arme de prédilection, durant la première période de ma vie. Celle où j’étais encore un peu insouciant. C’est ridicule mais cette maîtrise et ces armes, c’est à peu près tout ce qu’il me reste de mon ancienne vie. La seule chose que j’ai conservée. Aujourd’hui, je continue à m’exercer là-dessus, exclusivement, surtout au Camp. Ces objets sont en or impérial mais après leur passage aux Enfers, ils ont d’étranges reflets noirs.



Questions

Que penses-tu des magiciens égyptiens ? L'alliance est-elle une bonne idée selon toi ? Comment voulez-vous que je vous réponde ? Je ne les connais pas. C’est la première fois que j’en entends parler et je n’en ai jamais vus de mes propres yeux. Disons simplement que pour le moment, je me méfie d’eux. Mais qui n’est pas septique face à l’inconnu, face à ce qu’il n’a jamais rencontré ? Personne. Maintenant que je suis libre, je vais pouvoir me faire ma propre idée et voir par moi-même qui ils sont et ce qu’ils valent. Sans me fier aux préjugés. Quant à cette alliance… Je pense qu’elle n’est ni bonne, ni mauvaise, à la base. Elle est ce que nous allons décider d’en faire.

Es-tu satisfait d'être l'enfant d'un Dieu ? Ou d'une Déesse ? C’est compliqué. Dans la logique des choses, je devrais en être satisfait. Je devrais être fier de mon ascendance divine, même. Fils de l’un des « Trois Grands », ce n’est pas donné à tout le monde. Je devrais admirer mon paternel, il devrait être mon modèle, je devrais le voir comme le meilleur… Il n’en est rien. C’est même tout le contraire. Je lui en veux. Pour tout ce qu’il m’a forcé à endurer. Et pour toutes ces choses-là, être son fils n’est pas une satisfaction. Non. C’est une malédiction. A laquelle je ne peux pas me soustraire.

Quel rôle as-tu joué lors de la guerre contre Gaïa ? Je n’y ai joué aucun rôle si ce n’est celui d’observateur. Une place que je n’ai d’ailleurs pas choisie. Aurais-je voulu y participer que ça m’aurait été impossible. Alors à défaut, oui, j’ai regardé… Des Enfers, à l’abri, caché, dissimulé de tous, j’ai regardé les étapes de cette guerre. Sans intervenir. Mais si on me demande les grandes lignes, je serai capable de répondre. Tout comme je sais de quoi il s’agit. Et de quoi il retourne.

Aimes-tu vivre à la Colonie/au Camp Jupiter ? A mon époque, j’aimais vivre au Camp Jupiter. C’était sympathique, agréable. Et surtout, j’étais dans ma période. Avec d’autres demi-dieux qui pensaient comme moi, qui vivaient comme moi… Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être étranger au Camp. Toutes les têtes ont changé, je n’en reconnais pas une seule. Et oui, c’est assez perturbant. Certes, j’ai suivi leurs péripéties de mon trou mais… Les voir en vrai, ça ne me fait pas pareil. J’espère juste que je pourrais retrouver cette sensation d’être… Chez moi. Que j’avais autrefois.

Quel est ton avis sur la nouvelle menace ? Une menace, même inconnue, n’est jamais à prendre à la légère. Je suis relativement bien placé pour parler. Mon avis sur la dernière en date… Je pense qu’il faut être prêt à se défendre et à répliquer à n’importe quel instant. On ne sait pas quand elle peut survenir et c’est ce qui la rend encore plus dangereuse. C’est pour cette raison qu’il faut rester sur le qui-vive et être attentif à la moindre alerte, au moindre bruit suspect. Il faut anticiper, pour mieux contre-attaquer. Je ne vois pas cela comme de la paranoïa. Mais plutôt comme un moyen de bien assurer ses arrières.


Et derrière l'écran ?

Derrière l'écran se cache Sea. J'ai 18 ans et je RP depuis 7 ans. J'aime les RP’s, lire, dormir et manger, en revanche je déteste les araignées, les maths et d’autres choses. J'ai découvert le forum par le biais de PRD et je le trouve agréable.



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Vassili N. Alekseïev
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MessageSujet: Re: Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.   Mar 27 Déc - 18:30





Your History

28 Novembre 1916 ▼ Les cris d’un nouveau-né emplissent la pièce alors que sa mère peut enfin reprendre son souffle. Les médecins, positionnés autour de la femme, enroulent délicatement le bébé dans une couverture blanche afin qu’il n’attrape pas froid. Les hivers sont particulièrement rudes en Russie et il serait dommage que cet enfant ne survive pas au premier d’une longue série. Après avoir pleuré pendant quelques instants, il se calme, bercé par les doux balancements prodigués par la seule femme médecin qui se trouve dans la pièce. Une femme qui est probablement aussi une mère, ça expliquerait la tendresse et la douceur de ses gestes, dirigés contre le petit garçon. Parce que c’est bien cela qu’il est. Un petit garçon qui vient de naître dans un monde qui est actuellement en proie à une guerre. Une guerre mondiale. Un contexte étrange pour donner naissance mais la mère ne l’a pas réellement choisi. On ne lui a pas demandé son avis quand on lui a fait cet enfant. Le père ne s’est même pas demandé si elle le désirait. Non, rien de tout cela. Et aujourd’hui, voilà qu’elle se retrouve à accoucher dans un hôpital de Saint-Pétersbourg, entourée seulement de quelques membres du personnel, aucune famille à l’horizon. Non, au final, elle est définitivement seule. Seule. Avec un gamin sur les bras. La femme lui tend le nourrisson pour qu’elle puisse le prendre dans ses bras mais c’est au-dessus de ses forces. Elle tourne la tête et les yeux sur le côté, marquant ainsi son refus net et définitif d’accorder de l’amour à son fils. Le médecin ne bronche pas et reprend l’enfant contre elle. Elle ose tout de même lui demander si elle a un prénom à lui offrir, loin de se douter que ce cadeau est en fait empoisonné. La mère réfléchit pendant plusieurs secondes. Puis, elle se décide. Elle se force à regarder son fils directement. Mais elle ne cherche pas à cacher l’air dédaigneux, méprisant et haineux qu’elle lui adresse. Alors, soudainement, elle laisse le verdict s’abattre impitoyablement et le glas sonne pour son fils. « Niejdan. Voilà comment il se prénomme. Ainsi, jamais il n’oubliera qu’il n’aurait pas dû venir au monde. Et qu’il doit sa venue uniquement à un coup du sort. »

Niejdan. Le non-attendu. Le non-désiré. L’accident. C’est cela, le prénom principal que ma génitrice m’a donné. C’est cela, sa signification. Et c’est de cette façon qu’elle me voit maintenant et pour toujours. Rapidement, j’ai compris que je n’étais qu’un fardeau à ses yeux. Une malédiction laissée par cette Homme qu’elle a rencontré un soir et avec lequel elle n’a pu s’empêcher de faire des folies. Cet Homme qui est parti immédiatement après, sans demander son reste. Cet Homme qu’elle juge responsable de tous ses maux. Surtout du plus gros : moi. Vous l’aurez compris, elle ne me porte pas dans son cœur. Mais n’ayant jamais connu l’amour d’une mère, j’ai fini par rapidement me faire à ma condition. Celle de quelqu’un qui devait tout faire pour elle. Qui devait la remercier parce qu’elle a « accepté » de me garder avec elle. Elle estime qu’il est normal que je fasse tout pour elle. Le travail, les tâches dans la maison, ménagères et autres… Après tout, comme elle le dit, elle m’a soi-disant sauvé la vie, en m’emmenant avec elle. En Amérique. Oui, vous avez bien lu. Pour faire simple, je ne suis resté qu’une seule année en Russie, à Saint-Pétersbourg, ma ville natale. La cause ? La révolution russe qui a eu lieu en 1917. La femme qui m’a mis au monde n’a pas voulu prendre des risques. Elle n’avait rien à voir avec le Tsar qui était au pouvoir à cette époque-là mais elle a fui. Je ne sais pas comment quelqu’un comme elle a pu réussir quelque chose comme ça mais elle l’a fait. Elle a réussi à passer à travers l’Europe et à arriver aux Etats-Unis. Nous nous sommes installés à Manhattan, un quartier de New-York. Et j’ai continué à lui servir d’esclave durant quelques années. A mon plus grand désarroi. Je n’en pouvais plus de cette vie. J’étais un gamin, rien qu’un gamin. Qui aurait aimé faire comme tout le monde, aller à l’école, avoir des amis. Mais non. En plus, mon côté hyperactif et ma dyslexie n’arrangeaient rien à mon cas. Puis un jour, ce fut la délivrance tant attendue. La vraie, la seule, l’unique.

Année 1924, à 8 ans ▼ « Niejdan ! J’ai besoin que tu ailles faire quelques courses au marché, pour moi. Juste deux ou trois choses. Prends l’argent et la liste. Et ne traîne pas en route. Je n’ai pas envie d’aller te chercher. » Je la déteste. Elle. Ses ordres. Son air hautain et méprisant. Sa façon de me parler, de me donner des ordres. Et même ce prénom, je le déteste. Je le hais. Pourtant, je ne dis rien. J’acquiesce. Bien sagement, bien gentiment. Je prends ce qu’elle me tend et je file  de la maison sans me retourner pour aller acheter ce qu’elle veut. Je grommelle, je traîne des pieds… Et soudain, je lève la tête avant de piler net. Devant moi se tient une louve. Ici, en pleine rue. Elle me fixe sans bouger, comme si elle lisait en moi. Et à cette pensée, je sens quelques frissons parcourir mon dos. Elle reste ainsi quelques secondes, avant qu’une voix parvienne jusqu’à mon esprit. Celle de l’animal. « Fils de Rome, ton avenir se joue maintenant. Montre que tu es digne de ce que tu es. Prouve ta valeur à travers deux épreuves. Réussis-les et vis avec des gens qui sont comme toi. Échoue et ta seule récompense sera la mort. Ton destin est entre tes mains. » Je n’ai pas le temps de lui poser la moindre question. Elle disparaît aussitôt… Et moi, je me retrouve également dans un nouveau décor. Deux épreuves, hein. Sérieusement ? Il semblerait que oui… J’ai l’impression que la suite se passe dans un rêve mais pour faire simple, ma première épreuve consiste à tout simplement survivre. Seul. Dans un environnement inconnu et hostile. J’ignore pendant combien de temps j’ai pu faire cela… Mais je l’ai fait. Puis, les décors ont à nouveau changé. Et je me suis retrouvé face… A ma mère. Cette femme qui m’a craché tel un serpent, tout son venin, toute sa haine à la figure. La fois de trop. J’ai explosé. Je lui ai tenu tête et, à mon tour, j’ai versé toute la haine accumulée contre cette personne. Et puis, elle a disparu. La deuxième épreuve, sans doute. Une qui consistait à passer au-delà de la peur que j’avais envers cette femme. Quoi qu’il en soit, même si elle n’était pas réelle, c’est la toute dernière fois que je l’ai vue, et heureusement. Et maintenant… Maintenant, je me retrouve à errer, sans véritable but. C’est alors qu’après plusieurs kilomètres, j’aperçois quelque chose qui ressemble à un camp. Machinalement, j’accélère le pas. Je me dépêche et lorsque je parviens jusqu’à l’entrée, je m’annonce. Avant de m’écrouler au sol. Complètement évanoui, dans les vapes. Mais avec le sentiment de la réussite.
Pour la première fois de ma vie.

« Il se réveille. Va prévenir les autres. » J’entends vaguement quelques voix et je sens quelques mouvements autour de moi. J’essaye d’ouvrir les yeux, petit à petit. Au début, ma vision est floue et puis, elle finit par devenir plus nette. Sans trop oser bouger, je regarde aux alentours, histoire de comprendre où je suis. Vu l’intérieur des lieux, j’ai tendance à penser que je suis dans une tente. Mais pas dans une simple tente. Celle-ci est plus grande et mieux aménagée, apparemment. Je laisse ma tête tomber sur le côté et je remarque qu’une fille se trouve juste là, à me regarder. Elle semble n’avoir que deux ans de plus que moi, ce qui lui fait dix ans. Pourtant, je suis persuadé que c’est elle qui a donné les ordres que j’ai pu entendre. Je me demande qui elle est pour être si jeune tout en ayant autant d’influence mais je pourrai lui demander ça plus tard… Dans l’immédiat, il y a tout un tas d’autres questions qui me traversent l’esprit. Cependant, une seule d’entre elles parvient à franchir la barrière de mes lèvres. « Où suis-je ? » J’ai l’impression qu’une éternité s’écoule avant qu’elle ne daigne enfin m’apporter la réponse tant attendue. « En sécurité, au Camp Jupiter. Un lieu où vivent des personnes comme toi et comme moi. » Et là, c’est la déferlante de questions. J’ai beau ne pas avoir récupéré, ça ne m’empêche pas de parler et d’écouter attentivement les réponses que l’on me donne. Elle m’explique tout. Les deux épreuves de Lupa que j’ai passé, ce qu’est le Camp Jupiter, ce que nous sommes réellement, pourquoi nous sommes en sécurité ici et pas à l’extérieur, comment on sait qui est notre parent divin, le temps que ça peut prendre, pourquoi nous sommes hyperactifs, le fait que notre cerveau soit programmé pour lire le latin - ce qui explique la dyslexie… Bref. Vraiment tout. J’étais septique au début mais je me suis dit : pourquoi pas. Et puis, ça explique la louve, ses paroles… Et surtout, cette situation me libère définitivement de l’emprise de ma génitrice car elle n’a jamais été plus que cela, à mes yeux. « Mais sinon toi, comment tu t’appelles ? » Comment je m’appelle ? En voilà, une très bonne question. Moi-même, je ne suis plus certain de le savoir. Ce que je sais, c’est ce que je ne veux plus porter ce prénom. Je ne veux plus que l’on me juge sur ce dernier, je ne veux plus que l’on me désigne avec celui-là. Je ne veux plus que l’on me rappelle les conditions de ma naissance à chaque que l’on s’adresse à moi. Alors je réfléchis. Et je me souviens qu’il y en a un autre. Un autre prénom qu’elle a dû inscrire en deuxième, sur mon acte de naissance, pour ne pas qu’elle soit totalement jugée comme cruelle. Sauf qu’à compter d’aujourd’hui, c’est lui qui va passer en première position. Et c’est lui qui va me désigner, désormais. C’est comme ça que tout le monde va m’appeler. « Vassili. Vassili Alekseïev. C’est russe… » Là, les ponts avec mon ancienne vie sont définitivement coupés. La seule chose qui reste, c’est mon nom de famille. Nom que j’ai bien l’intention de rendre noble. La fille sourit et puis, elle se présente à son tour, sans que je ne lui demande rien. « Moi c’est Roxanne. Ça n’a aucune origine particulière. Oh et je suis une fille de Mars. Par contre, je vais te laisser te reposer. On se voit plus tard. » Roxanne. Fille de Mars. Oh, je ne suis pas prêt de l’oublier, c’est certain. J’hoche la tête à ses mots et je me repose, tout en gardant son visage en mémoire. Voilà le premier grand tournant de ma vie.

~~~~

Par la suite, j’ai appris qui est mon parent divin, lors d’un entraînement. Un de mes pouvoirs s’est déclenché. Mon bras droit s’est soudainement transformé en volute de ténèbres. Alors l’évidence s’est imposée à tout le monde et même à moi. Mon père n’est autre que Pluton. Divinité des Richesses, Seigneur des Enfers et des Morts… L’un des « Trois Grands ». Sur le coup, je n’ai pas su si je devais être fier ou si je devais commencer à paniquer un peu… Et puis, je m’y suis fait. Le seul truc, c’est que ça m’a fait un peu étrange d’être le seul enfant de ce Dieu mais pourquoi pas ? Mais au fil du temps, j’ai pu apprendre à apprivoiser un peu plus mes différents pouvoirs. Je me suis laissé surprendre la première fois mais c’est une situation que je m’efforce de ne pas renouveler. Depuis, je partage donc mes entraînements entre la maîtrise de mes pouvoirs et le tir à l’arc. Une discipline qui m’a tout de suite attiré et où je ne suis pas trop mauvais. Je pense. Le reste du temps ? Je le passe avec Roxanne, quand je peux. J’apprends à la connaître. On discute. Parfois, ça nous arrive de nous entraîner ensemble, aussi. Mais à chaque, c’est moi qui finit avec les fesses sur le sol. Mais étrangement, ça ne me dérange pas. Juste être avec elle, c’est plaisant.

Année 1933, à 17 ans ▼ « Laisse tomber mec. Tu n’as aucune chance avec elle. », affirme l’un de mes camarades en me tapant amicalement l’épaule. Nous sommes là, plantés au milieu, comme deux idiots, à regarder la fille de Mars s’entraîner. Au Camp, c’est un secret pour personne que nous sommes particulièrement proches. Officiellement, nous ne sommes pas en couple mais certains l’imaginent et d’autres nous taquinent à ce sujet. Mais au fil du temps, je me dis que j’aimerais bien que cette fausse rumeur devienne une réalité, concrète. Et lui, il doit aussi s’en douter. Autrement, il ne me dirait pas quelque chose comme ça. et puis, il n’est pas stupide. Il voit le regard que je lui porte. Ce regard qui attend davantage qu’une profonde amitié. Ce regard qui ne la quitte pas alors qu’elle est en train de s’entraîner. Un rire s’échappe de ma gorge à la suite de sa phrase. « Tu crois ? Moi je te dis qu’elle est déjà sous l’emprise de mon charme. » Sourire en coin. J’ai envie d’ajouter qu’elle l’est sûrement depuis longtemps mais je m’abstiens. Cette fois-ci, c’est à son tour de ricaner. J’ai envie de répliquer mais il me prend de vitesse en me lançant un défi auquel je n’étais pas psychologiquement préparé. « Très bien, beau brun. Puisque tu es si sûr de toi, je t’en prie. Va donc la voir pour conclure, si tu vois ce que je veux dire… » Ah, ces enfants de Mercure et leur sens du défi et des farces… Ils n’en loupent jamais une. C’en est presque frustrant. Mais il est hors de question que je me défile maintenant. Ce n’est pas parce qu’elle, elle est Centurion de la fameuse première Cohorte et que moi, je ne suis qu’un modeste légionnaire de la deuxième… Que je n’ai aucune chance avec elle. « D’accord, tu ne viendras pas pleurer lorsque je sortirai avec l’une des filles les plus puissantes et les plus populaires du Camp. » Un clin d’œil à mon ami et je me lance. Buste droit et pas le plus assuré possible, je m’approche d’elle sans qu’elle ne s’en aperçoive. Une fois à quelques mètres d’elle, je me racle la gorge. Elle se retourne et se met à me fixer en lâchant un soupir. Avec moi qui viens la voir, elle sait déjà qu’elle ne va pas pouvoir poursuivre son entraînement. Au moins, je suis certain qu’elle va écouter ce que j’ai à lui dire. « Je suppose que tu as une bonne raison pour venir me voir en pleine séance. Qu’est-ce qu’il y a ? » J’hésite pendant une fraction de seconde avant de me rappeler que mon ami est derrière moi et qu’il me scrute. Clairement, je sais que je ne peux plus faire marche-arrière, désormais. Il est temps de laisser parler mon cœur qui s’est tu durant trop d’années. Je respire un bon coup et j’y vais. « Rox, écoute… Tu sais, ça fait longtemps maintenant, qu’on se connaît, qu’on parle beaucoup… Et au final, je me suis rendu compte que tu n’étais pas qu’une simple amie à mes yeux. Loin de là, même. Tu es tellement plus. Je ne sais pas si c’est réciproque mais j’ai décidé de te l’avouer aujourd’hui. Roxanne, je t’… » Elle me coupe. Comme ça. Uniquement en posant l’un de ses doigts sur ma bouche. Un geste dangereusement efficace contre moi. Surtout lorsque c’est elle qui l’emploie. Elle sourit. Au début, j’ai l’impression qu’elle se moque de moi mais petit à petit, je me rends compte qu’il n’en est rien. Je comprends plutôt qu’elle attendait cet instant précis. Elle attendait que je me décide enfin à lui parler ouvertement de mes sentiments envers elle. Ce que ses paroles ne font que confirmer. « Ne les dis pas. Ne dis pas ces mots. Je te l’interdis. Ne dis rien de plus. Et… Contente-toi de m’embrasser. Avant que je ne change d’avis. » Étrangement, je lui obéis. Je prends délicatement ses joues dans mes mains alors qu’elle retire son doigt. Je souris et ma tête s’approche d’elle, petit à petit, à une lenteur presque insoutenable. Je sens son souffle alors que nos lèvres se rapprochent. Elles se cherchent, se frôlent et elles finissent par se trouver. Pour ne plus se lâcher. Et pour finir dans un baiser, à la fois tendre, doux et langoureux. Grand sourire sur le visage, mon ami se met à appeler les autres demi-dieux pour qu’ils viennent voir. En quelques secondes, c’est une foule qui se trouve autour de nous. Tous crient et applaudissent ce qui leur a toujours semblé comme étant une évidence. Tous les légionnaires, centurions et prêteurs sont maintenant au courant. Et nous, nous pouvons encore plus profiter l’un de l’autre. Qu’importe qu’elle ait dix-neuf et moi, dix-sept. Qu’importe ces deux ans d’écart. Ils sont bien peu de choses, face à cet amour réciproque et intense. Mais les Parques ont décidé que ça ne pouvait pas durer éternellement… Malheureusement.

Année 1938, à 22 ans ▼ « Vassili ! Où est-il ? Où est Vassili ? Il faut que je le vois ! » Inutile de torturer les autres pour le savoir, je ne suis pas loin. Au moment où j’entends cette voix pressante et haletante appeler mon prénom, je sors de la caserne de ma Cohorte avant de me diriger vers lui aussi rapidement que possible. Je n’aime pas le ton qu’il prend et je sens qu’il n’a rien de bon à m’annoncer. Autrement, il serait beaucoup plus détendu que cela. En quelques secondes seulement, je me présente devant lui. Inquiet de le voir dans cet état-là… « Eh bien parle. Je suis là. Qu’est-ce que tu as de si urgent à me dire ? » En l’examinant, je me rends compte qu’il appartient à la première Cohorte. Cette même Cohorte qui est partie en mission, quelques jours plus tôt. Et là, mon cœur commence à tambouriner dans ma poitrine. Non… Pourvu qu’il ne m’annonce pas ce que je crains. Pourvu que ce soit autre chose. N’importe quoi. Tout. Mais pas ça… S’il vous plaît. « C’est Roxanne. Comme tu le sais, nous étions partis pour une mission et… » Non. Non. Non. Non. Pitié. Ça ne peut pas être cela. Ça ne peut pas se terminer de cette façon. Et pas maintenant. Je refuse d’y croire. Mais la cadence de mon cœur ne cesse de croître. Mes membres s’engourdissent et je sens de la sueur glisser le long de mon cou et de mon dos. Mon cerveau, quant à lui, tourne à cent à l’heure. « Je suis désolé, Vass. Elle est partie. Roxanne nous a quittés… » Ces seuls mots suffisent à me donner la sensation que tout mon monde s’affaisse. D’un coup, sans prévenir. Ces mots… Me font l’effet d’un poignard qui m’aurait touché en plein cœur. J’ai chaud. J’ai du mal à respirer et mon souffle devient saccadé. J’ouvre et je ferme mes doigts en continu, pour qu’ils ne cessent pas de fonctionner. Ces mots, j’ai toujours eu peur de les entendre. Et à présent, je refuse d’accepter cette réalité. Je me dis que ce n’est rien d’autre qu’un mauvais rêve. Que je vais me réveiller. Et qu’elle sera là, à mes côtés… Si seulement. « Comment c’est arrivé ? » Je sens qu’il hésite à répondre à ma question. Sans doute parce qu’il se demande s’il ne ferait pas mieux de ne pas y répondre, de m’épargner la douleur d’avoir à imaginer cette scène. Mais je veux savoir. J’estime que j’en ai parfaitement le droit. Je veux connaître la vérité. Pour ne pas supposer des conditions fausses. J’ai besoin qu’il me raconte. J’ai besoin d’avoir la vraie version. « Comment ?! » Il sursaute. Je le vois hésiter encore quelques secondes avant d’enfin se décider à me fournir les explications que j’attends. « Une créature. Elle est arrivée par derrière et lui a sauté dessus. En l’attrapant par la gorge… Avant de disparaître. Sans qu’on ne puisse rien faire, ni voir ce qu’elle était. Nous n’avons rien pu faire, Vass. Et crois-moi, ça nous attriste tout autant que toi. » Je coupe immédiatement cours à la discussion en tournant les talons, la tête basse, les larmes au bord des yeux. Quel abruti. Je n’ai même pas envie de continuer à lui parler. Il prétend que ça les attriste comme moi mais il se trompe. Il ne peut pas comprendre la douleur qui me serre présentement la poitrine. Il ne peut pas envisager cette boule au ventre qui me donne la sensation d’étouffer. Ni ces regrets qui envahissent mon esprit. Ni ce manque de quelque chose qui me tombe soudainement sur les épaules. Et je me dis, encore et encore, que si j’avais insisté, si je l’avais forcée à me laisser venir avec elle… Là, j’aurais peut-être pu faire quelque chose. J’aurais peut-être pu la sauver et la ramener en vie au Camp. En vie. Et pas dans un linceul.
Quant à ses funérailles… Je me suis forcé à y aller. Par respect pour elle, et pour sa mémoire. Toutefois, je suis resté à l’écart. Je ne suis pas allé discuter avec les autres. Pour dire quoi ? Pour les entendre me donner leurs condoléances ? Aucun intérêt. Au contraire, ça m’énerve plus qu’autre chose. Alors dès que la cérémonie s’est terminée, je suis parti. Jugeant que ma part était faite.

Année 1939, à 23 ans ▼ En un an, je ne suis toujours pas certain de m’être remis de sa perte. Pourtant, je fais tout pour avancer. Je sors, je parle à d’autres filles, je m’entraîne… Mais c’est trop compliqué. Les autres filles ont beau être mignonnes, je ne parviens pas à retrouver une qui me paraisse suffisamment intéressant pour me permettre de L’oublier. Je ne parviens pas à tisser une nouvelle complicité. Je ne les comprends pas. Elles me semblent fades et sans intérêt. Je pourrais trouver encore d’autres formulations pour expliquer pourquoi aucune ne m’attire. Cela dit, je pense que l’idée est comprise. Et puis, de toute façon, à partir du moment où Lui m’a rendu visite, toutes ces choses n’ont plus eu aucune espèce d’importance. J’explique.
J’avais décidé de sortir du Camp. J’en avais besoin. Je ne pouvais plus rester enfermé dans cet endroit. Pas avec tous ces souvenirs. Alors j’ai erré à l’extérieur, pendant quelques heures. Avant qu’Il n’attire mon attention. Un simple pas, un simple bruit, un simple mouvement qui me fait me retourner immédiatement. Pour que je me trouve face à face avec Lui. Une personne imposante qui dégage une aura qui impose le respect. J’attends même qu’il prenne la parole en premier. Et heureusement, il ne tarde pas. « Les temps changent, Vassili. Je suis venu vers toi pour te conduire en sécurité. Viens avec moi, aux Enfers. Là-bas, Jupiter ne pourra rien tenter contre toi. » Je ne prends même pas la peine de lui demander qui il est. Il m’a donné la réponse à travers ses paroles. Je le sais. Mais avant de le suivre, j’ai tout de même besoin de lui dire que je suis au courant. « Vous êtes Pluton, n’est-ce pas ? Vous êtes mon père. » C’est tellement étrange de prononcer ce mot : père. Moi qui n’avais plus l’espoir de le rencontrer ou de pouvoir le dire un jour, voilà que c’est lui qui se présente à moi. Un sourire en coin, il hoche simplement la tête. Et ça me suffit pour le suivre… Jusqu’aux Enfers. La pire erreur de toute ma vie. Moi qui suis né en pleine première guerre mondiale et qui disparaît mystérieusement… A l’aube de la seconde.

~~~~

Quand je suis arrivé, au départ, rien ne laissait présager ce que j’allais vivre par la suite. Après tout, mon père n’était pas spécialement désagréable. A mon arrivée, il m’a même offert une faux en fer stygien en m’expliquant très clairement toutes ses propriétés mais également sa dangerosité. Il m’a dit qu’elle me servirait pour l’aide que j’allais lui apporter dans son travail. Certes, officiellement, il m’a fait venir avec lui pour me protéger de Jupiter qui en voulait à ses enfants, à cette époque-là. Officieusement, il avait d’autres projets en tête, pour moi. Je l’ai très rapidement compris. Surtout lorsque j’ai commencé à devoir m’occuper des nouvelles âmes, des morts dernièrement arrivés, si vous préférez. Je surveillais que chacun aille à l’endroit où il fallait. C’était loin d’être mon seul rôle mais ça en faisait partie. Et puis, à force, j’ai remarqué que les années continuaient de passer à l’extérieur mais que moi, je ne vieillissais pas. J’étais comme figé à l’âge de vingt-trois ans. Je n’ai pas mis longtemps avant de comprendre que je le devais au lieu où je me trouvais. Les Enfers sont particuliers. Là-bas, le temps ne défile pas normalement. Il est beaucoup plus lent et on peut même penser qu’il s’arrête. C’est pour cette raison que je suis encore là après tant d’années. Et puis, mon père était content. Tout allait bien, au début. Il fallait juste que je fasse attention, avec sa femme : Proserpine. La Reine des Enfers et femme de mon père. Ma belle-mère par extension, exactement. Et donc, comme je l’ai dit, si ça avait l’air presque idyllique quand j’ai débarqué… J’ai rapidement déchanté.

Les premières années, ça allait. Si toutefois on peut dire cela pour une vie aux Enfers… Bref. C’était vivable. Jusqu’à ce que mon paternel ait la bonne idée de me révéler quelque chose. Un secret qui fait office d’une première déception pour moi. Ce jour-là, j’ai commencé à lui en vouloir, à le détester mais j’ai continué à le craindre. Il est venu me voir, en me disant qu’il avait quelque chose à me dire. Sans me douter de rien, je l’ai suivi. Il me fixe quelques instants avant de commencer à parler. « Te souviens-tu de cette fille, que tu voyais il y a quelques années ? » Ma poitrine commence à se serrer à cette première phrase. Roxanne ? Il parle de Roxanne ? Pourquoi, comment ? Qu’est-ce qu’il a à voir avec elle ? Pourquoi m’en parle-t-il seulement maintenant ? Je n’aime pas son ton. Je n’aime pas l’air qu’il prend en parlant d’elle. Je n’aime pas le fait qu’il ait pu avoir vent de son existence. Tout cela, ça ne me rassure pas. Immédiatement, je me mets sur la défensive. Et je sens que je vais regretter d’entendre ce qu’il a à dire. J’avale difficilement ma salive avant de lui répondre. « Bien sûr, oui mais qu’est-ce qu… » Il m’ordonne le silence d’un simple geste de la main et je ne peux que me taire. Ce serait stupide de le défier de cette façon. « Je vais être honnête avec toi : c’est moi qui l’ai tuée. Enfin, un de mes Chiens des Enfers. Je l’ai fait pour te protéger. De toi-même. » Mon esprit s’arrête à la première phrase. Elle est morte… à cause… de lui. Et uniquement de lui. Il est le seul responsable de sa mort prématurée. C’est un meurtre, un assassinat. Elle était la seule à être visée. Il a fait mettre fin aux jours d’une demi-déesse aux multiples qualités. Un Centurion qui aurait facilement pour finir Prêteuse, de par ses talents de combattantes. Et tout ça pour… Des raisons complètement folles. C’est certain. « Comment avez-vous pu ? Elle ne méritait pas ça ! Elle avait un avenir devant elle ! Et vous l’en avez privée ! Vous n’aviez pas le droit de faire ça ! De lui porter un jugement ! Et tout ça pour… Pourquoi… ? » Mon visage change littéralement d’expression. Il passe d’un état horrifié à un autre état de détresse. Le même que le jour où j’ai appris sa mort. Jour que j’ai aujourd’hui la douloureuse sensation de revivre. Sous un autre angle. Plus traître. Encore plus horrible. Je n’ai pas réfléchi avant de parler... J’aurais pu être puni pour l’insolence dont je viens de faire preuve. Mais j’en avais besoin. A son annonce, c’était vital que ces mots sortent, qu’ils s’expriment, se fasse entendre. En même temps, la divinité devait bien s’attendre à une réaction de ce genre. Et effectivement, contre toute-attente, Pluton ne s’énerve pas. Il reste calme, trop calme. Et il répond. « Tout ça pour toi. L’amour est un poison qui rend faible. Tu étais en train de sombrer. Je n’ai fait que ce qu’il fallait pour te permettre de libérer la puissance qui est la tienne. En restant avec elle, ça n’aurait pas été possible. » Je crois bien que c’est la chose la plus stupide que j’ai jamais entendu.J’ai envie de hurler, de me déchaîner et je serre la mâchoire jusqu’au sang pour ne pas me laisser emporter par cette pulsion. A la place, je me lève d’un coup, je tourne le dos à mon père et, malgré ses rappels, je sors de la pièce pour aller ailleurs. Il faut que je respire. Même si ce sont les émanations des Enfers. Il le faut. Et surtout, je dois être loin de lui. Pour pouvoir me calmer. Au final, ils sont tous pareils. A vouloir contrôler ma vie ainsi que mes moindres faits et gestes. Famille de dégénérés qui savent soi-disant ce qui est mieux pour moi. Non mais sans blague. C’est affligeant.

La suite ne s’est pas améliorée. Je n’étais pas bien aux Enfers. J’étais en train d’étouffer. Je voulais partir. Remonter à la surface. Quitter ce père à qui j’en veux… J’ai essayé. Plusieurs fois. J’ai tenté de partir. De revenir à la civilisation. Voir des morts, ça allait bien un instant… Seulement, j’ai vite compris qu’on ne sort pas des Enfers aussi facilement. Pas quand le maître des lieux n’en a pas envie. Et clairement, il ne le voulait pas. A chaque fois que je faisais une tentative, il me punissait après m’avoir récupéré. Et ça n’avait rien d’une petite punition comme « va dans ta chambre ». Non, c’était bien plus douloureux. Un véritable châtiment d’une divinité qui n’aime pas être contrarié. Il m’attachait et il me faisait souffrir. Je n’ai pas envie d’entrer dans les détails. Je dirais juste que… Dès que son instrument de torture touchait ma peau, une douleur capable de rendre fou n’importe qui se propageait à l’intérieur de mon corps. Si vous voulez une idée précise de toutes mes tentatives et de tous les échecs et autres punitions qui en résultent… Regardez mes tatouages. Ce sont les cicatrices de ces moments inimaginables. Des vestiges de mon passage dans le domaine de mon père. Des marques indélébiles et extrêmement douloureuses. Tout comme le fait d’imaginer que l’âme de Roxanne et si proche de moi et pourtant si lointaine, à la fois. Nous pourrions nous voir mais un rien nous sépare. A l’heure qu’il est, elle doit errer au près d’Asphodèle. Et je ne peux rien faire pour elle. Une autre raison qui me pousse à vouloir partir d’ici.

~~~~

Année 2016, décembre ▼ Et je la sens, cette douce délivrance approche. Lentement mais sûrement. Ces décennies de souffrance vont enfin s’achever. Et moi, je vais retrouver ma liberté. J’en suis persuadé. Il est largement temps pour moi de revenir sur le devant de la scène. De plus, en matière d’événements, je n’ai rien à attraper. J’ai vu les récentes guerres différentes. J’ai vu celle contre Cronos, j’ai vu celle contre la Terre-Mère : Gaïa. Cela, ça allait… Mais ce que j’ai trouvé encore plus étonnant que le reste, c’est cette alliance entre des magiciens égyptiens et les demi-dieux grecs et romains. A croire que cette nouvelle menace qui approche est très grande pour rassembler autant d’effectifs afin de la combattre. Et puis, je suis curieux… Je n’ai jamais vu de magiciens, ni de grecs, d’ailleurs. Or, si ce nouvel ennemi concerne tout le monde, je veux être de la partie. Je ne veux pas rester en retrait comme j’ai pu le faire jusqu’à maintenant. Et puis, il y a cette Romaine, fille de Neptune, qui est revenue depuis très peu de temps et qui m’intrigue fortement. Elle a, dans son regard, un air qui me rappelle mon vécu. L’air de la personne qui connaît la souffrance. Elle ne dégageait pas beaucoup d’émotions, quand je l’ai vue mais j’ai pu percevoir cela. Et ça m’intéresse de la rencontrer. Alors dans un ultime effort, j’ai attendu que mon père s’absente et je me suis enfui. Enfin. Définitivement. Et plus jamais je ne souhaite retourner sous Terre, aux Enfers. Ou pas de mon vivant, en tout cas. Mon corps m’a mené jusqu’au Camp Jupiter et je présente lorsque j’arrive là-bas. « Je suis Vassili Alekseïev – c’est russe… –, fils centenaire de Pluton. Et je suis revenu affronter cette nouvelle menace parmi les miens… » Et voilà. Cela fait un peu plus d’une semaine et demi que je suis de retour. J’ai aussi fait la rencontre de la fameuse fille de Neptune et il s’est passé quelque chose de puissant entre nous. Une chose beaucoup trop longue à expliquer ici… Gardez à l’esprit que nous sommes tout le temps ensemble. Si vous en cherchez un, trouvez l’autre, il y a des chances pour qu’il ne soit pas loin. Enfin passons. Je suis de retour et je compte bien servir la légion et avoir, cette fois-ci, mon rôle à jouer dans le combat qui s’annonce bien inévitable…



(c) khάη

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MessageSujet: Re: Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.   Mar 27 Déc - 19:33

TOI. :hihi: :chou: :perv:
T'es beau, mais tu le sais déjà. :chou:
Moi je m'en fous qu'on soit cousins, tu sais. :mach: :pedro: :string:
J'ai bien hâte de lire ta fiche, bienvenue encore une fois. :love2: :clin:
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Nathaniel Reeves
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DC : Agatha
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Powers : J'ai un pouvoir médiateur, c'est à dire que je peux calmer les gens. On peut dire que c'est utilise, surtout dans ma cohorte où il éclate souvent des bagarres. Pour cela il me suffit de penser fortement aux personnes concernées, et la magie opère. Je peux également soigner les maux les moins graves. Ainsi il m'arrive d'aider à l'infirmerie lorsque j'en ai le temps. On vient donc souvent vers moi lorsqu'une querelle à lieu, que ce soit pour régler la situation, ou pour soigner les blessés.
Drachmes : 971





MessageSujet: Re: Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.   Mar 27 Déc - 20:34

Re-bienvenue Sili :dance:
Je crois que tu sais déjà ceque je pense de tout ça.
En gros : vava + romain + pluton = :inlove: :han:

Voili voilou, en espérant que tu te plaise sur DC :mach:

_________________
On ne peut jamais prévoir. Ni comment les choses vont se dérouler, ni pourquoi des trucs tout simples prennent soudain des proportions démentes —
NATH

Les superbes cadeau de ma Lyana  :kiss: :
 
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T-S Chérie Kâsir
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DC : Antonio l'italien sexy
Avatar : Giza Lagarce !
Messages : 323
Powers : contrôle du feu.
+ panoplie habituelle des magiciens - baguette magique - personnel (briquet).
Drachmes : 534





MessageSujet: Re: Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.   Mar 27 Déc - 21:40

Coucou toi :hihi:

Déjà, ce combo : avatar, pseudo, parent divin ? C'est de la bombe ** Et transformer les runes de Shadowhunter en cicatrices, c'est vraiment pas mal, bonne excuse :pedro:

J'adore le premier gif de ta fiche, il me fait rire à chaque fois xD il a l'air tout perdu, gêné, j'adore !

bref, tu sais bien que je te réserve un petit lien de fouuuu, autant avec Chérie ( :perv: ) qu'avec Antonio ! :han:
Bonne chance pour le reste de ta fiche ! :clin: :inlove:
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Lahaar Thoernso
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MessageSujet: Re: Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.   Mar 27 Déc - 22:10

Encore un romain... Vous avez pas un peu l'impression d'être envahissants? :gun:

Mais bon avec un fc aussi doux que Matthew, t'es à moitié pardonné. À moitié seulement. Ton début de fiche est excellent, j'ai beaucoup trop envie de savoir ce que lui a infligé son papa (la grosse sadique quoi :devil:) Bon courage pour la suite et n'oublie pas de me réserver une place au chaud pour les liens! I love you
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Vassili N. Alekseïev
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DC : ♠ Carter Kane, le Pharaon le plus classe.
Avatar : ♠ Matthew Daddario.
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Powers : ♠️ Terrakinésie – Mimétisme Ténèbres – Régénération par les Ombres.
+ Faux en fer stygien – Arc, carquois avec des flèches, le tout en or impérial.
Drachmes : 495
Localisation : ♠ Au Camp Jupiter.





MessageSujet: Re: Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.   Jeu 29 Déc - 4:33

Evie > TOI. What a Face :hihi:  :loove:  :clin:  :perv:
Oui je le sais mais merci. :hihi: Et toi aussi, tu es belle. :chou:
Et voilà, tu es servie. Arrow Et merci.  :kiss:  :fan:

Nath' > Merci ! :danse:
Oui, je sais ce que tu en penses mais ça fait toujours plaisir de le lire. :hihi:
Content que mes choix te plaisent ! :ui: :han:
Et ne t'inquiète pas, je m'y plais déjà !

Chérie > Coucou toi aussi. :hihi:
Ah, là encore, je suis contente que mon combo te plaise. XD Et merci pour les runes ! Je me suis dit que ce serait en effet dommage de passer à côté de ça, sans trouver une excuse à leur présence. Donc merci de le dire. :chou:
Merci pour le gif. 8D Je suis d'accord, il est drôle avec son air perdu et gêné. Arrow
Et il n'y a aucun problème pour les liens. Au contraire. Je te réserve des places pour des liens barrés avec Chérie :angel: et Antonio. (ROMAINS)
Et j'ai terminé mais... Merci ! :hihi:

Lahaar > D'où on est envahissants ? Nous sommes juste les meilleurs et c'est pour ça que nous sommes beaucoup. :hihi:
Bon, c'est cool alors si mon feat. m'aide à me faire pardonner. Même à moitié. XD J'ai mis toute la suite si tu veux satisfaire ta curiosité. Et j'espère d'ailleurs qu'elle te plaira autant que le début que tu as vu. :chou: (y a pas de mal, c'est bien les sadiques, dans certains cas Arrow) Merci, merci ! Et pas de problème, je te réserve des liens ! :waou:

_________________
Oh belle, on ira. On partira toi et moi. où ? je sais pas. Y a que les routes qui sont belles. Et peu importe où elles nous mènent. Oh belle, on ira, on suivra les étoiles et les chercheurs d'or... Si on en trouve, on cherchera encore.
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Agatha C. Grimms
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DC : Nathouuuuu/Skyouuuu
Avatar : Magdalena Zalejska
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Age : 22 ans
Powers : | Invocation d'armes | transformation d'armes en tout objet qui soit moins menaçant |
Drachmes : 563





MessageSujet: Re: Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.   Jeu 29 Déc - 9:19




Bienvenue !

Yeaaaaaaah :mouton:
Pauvre Roxanne quand même :triste: Ta fiche est géniaaaaale !

Tu es désormais un véritable et fier membre de DIVINE CHAOS :fire: Maintenant que tu es validée, tu vas pouvoir te lancer dans le bain ! Tu vas pouvoir faire ta fiche de liens ainsi que ta fiche de rp. Tu peux également faire ta fiche d'aptitude ici. N'oublie pas de voter régulièrement sur les Top-Sites pour faire connaître le forum (en plus tu gagnes des drachmes :danse: ).

Bon jeu :kiss:


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Vassili N. Alekseïev
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+ Faux en fer stygien – Arc, carquois avec des flèches, le tout en or impérial.
Drachmes : 495
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MessageSujet: Re: Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.   Jeu 29 Déc - 13:22

Oui, c'est triste. :triste: Mais je suis contente que ça vous touche ! Merci pour les compliments et pour la validation. :chou: Je vais donc de ce pas aller faire tout ce qu'il faut. Encore merci ! :inlove:

_________________
Oh belle, on ira. On partira toi et moi. où ? je sais pas. Y a que les routes qui sont belles. Et peu importe où elles nous mènent. Oh belle, on ira, on suivra les étoiles et les chercheurs d'or... Si on en trouve, on cherchera encore.
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Vassili N. Alekseïev ♣ Son of Darkness.

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